Marie pour Bx Marie Eugène de l’Enfant Jésus (2) n°8

Editorial.

Au soir de son ordination,  le Père Marie Eugène s’écrit: “O Marie, je vous dois tout…je vous donnerai donc tout…Vous êtes ma Mère et, prêtre, je veux rester votre enfant”. Au Carmel, il fait sien l’idéal de son Ordre: contempler Dieu, le Christ Jésus et sa Mère. Il médite très souvent sur le mystère de Marie et en reçoit une profonde connaissance. Son regard de foi se porte essentiellement sur le mystère de la maternité de Marie. Tout ce qu’elle a reçu, toute sa beauté, ses privilèges et sa gloire trouvent leur explication dans son titre et sa mission de Mère de Dieu et Mère de l’Eglise. ( Ce  feuillet fait suite au n° 5 Février 2019)

Pour le P. Marie Eugène, le rôle de Marie dans l’Eglise, est lié à sa maternité… Elle est Mère de Dieu et Mère de l’Eglise :

     « Ce qui justifie la création de la Sainte Vierge Marie et de tous ses privilèges, c’est la maternité divine et la maternité de grâce. Comme le Christ Jésus et sa divine Mère, les saints sont ordonnés à l’Eglise… Le Christ Jésus … la donne à l’Eglise pour qu’elle y soit Mère des âmes…La Sagesse s’est bâtie une demeure, cette demeure, c’est le Christ Jésus, la Vierge Marie…nous-mêmes. » ( Je veux voir Dieu – page 302.)

La Vierge Marie toute Mère

     « Dieu a étroitement uni Jésus et Marie pour la réalisation de son dessein de miséricorde. Pour cette mission commune, Dieu les a faits aussi semblables l’un et l’autre que le permet la transcendance hypostatique réservée au Christ… » (Je veux voir Dieu – page 883 )

     « Auprès du nouvel Adam il y aura une nouvelle Eve, la Vierge Marie, la Mère des vivants. C’est par Elle que le Fils de Dieu va entrer dans ce monde… Elle est désormais la collaboratrice de toute la fécondité divine. Partout où la paternité divine s’exercera, elle le fera par la maternité de Marie… Elle est Mère, partout où Jésus est Sauveur, ainsi que partout où l’Esprit Saint est producteur de la grâce dans les âmes et dans l’Eglise.»   (pages 884-885)

Marie collabore à l’œuvre de son Fils pour le salut du monde…

     « En prononçant le fiat de l’Annonciation et en donnant son consentement au mystère de l’Incarnation, Marie collabore déjà à toute l’œuvre que doit accomplir son Fils. Elle donne le Sauveur et nous vaut déjà le salut par sa maternité divine.

     « Cette maternité a comme effet de lier intimement et définitivement la Mère et le Fils… A mesure que Jésus grandit, que sa mission rédemptrice s’affirme et se réalise, l’union entre Jésus et Marie par le regard contemplatif de la foi vive, par les liens puissants de l’amour mutuel, se fait plus étroite et plus agissante… Tout devient commun : offrande, sentiments, pensées, mission. Marie s’offre, prie, travaille avec Jésus, aux mêmes intentions. Ils marchent vers le même but, enveloppés dans le même dessein divin qui les a unis pour le salut de l’humanité. Lorsque Jésus entre dans sa vie publique, Marie de l’effacement où Elle reste, l’accompagne de son offrande. L’œuvre de Jésus est la sienne, les Apôtres et les disciples de son Fils sont les siens. L’heure de l’épreuve découvrira combien la communion à la mission de son Fils est généreuse, profonde, absolue. » (pages 886- 887)

Au Calvaire, Marie nous donne son Fils par amour … et devient la médiatrice de toute grâce pour tous les croyants…

     « Voici ta Mère »,  « Voici ton  Fils »… Marie est la Mère, Jean est le fils et le type de l’humanité régénérée qui suit Jésus jusqu’au Calvaire. Marie est vraiment la Mère de tous ceux qui ont foi au Christ…  son action est universelle en ce sens que partout où Jésus est cause première, Elle est elle-même cause seconde. Elle est Mère partout où Il est Sauveur et Tête du corps mystique… » (Page 887)

Dans la lumière de la vision face à face, Marie est Reine…

  « …apparaîtra alors que tout est à nous, mais que nous sommes du Christ et que le Christ est à Dieu » (I Co.3,23). La même lumière découvrira le rôle de Marie et la place qui lui est due… la dignité de Mère de Dieu et la grâce proportionnée qui accompagne cette dignité assurent à Marie un culte à part, le culte d’hyperdulie, et son action universelle dans la réalisation des desseins de Dieu fonde sa royauté sur toutes choses que le peuple chrétien déjà proclame. Dans le ciel, auprès du Christ, Roi par l’effusion de son sang, la Vierge Marie est Reine par l’exercice de sa maternité de grâce. » (Page 889)

Dans les difficultés, les nuits, invoquons Marie Mère de miséricorde…

      « C’est dans la pénombre du soir ou dans l’obscurité de la nuit que brille du plus vif éclat la maternité de la Vierge… En lisant l’Evangile, il est aisé de se rendre compte que Marie est auprès de Jésus lorsqu’il est dans l’obscurité et qu’elle disparaît aux heures de sa manifestation à Israël…Sur le calvaire…Marie est debout au pied de la croix, affirmant par sa présence et par son attitude, sa force, sa mission, et le triomphe de sa maternité…C’est par elle que la miséricorde va se répandre et la vie se propager… Aux heures de détresse, va vers Marie comme vers la toute-puissance miséricordieuse et la suprême espérance qui ne déçoit jamais… Marie est une pure créature avec qui nous pouvons avoir des relations sur un plan naturel, une créature idéale qui nous attire par sa beauté, qui nous conquiert par sa qualité de mère et par sa bonté… au-dessus de tous ces motifs….il y a le dessein de Dieu qui a fait Marie toute Mère et lui a confié l’exercice de sa miséricorde… (Pages 891-892)

      «  Une véritable intimité s’établit ainsi entre Marie et l’âme… L’amour de l’enfant ne crie pas seulement père…il appelle aussi la mère. Peut-être dans la nuit et l’épreuve, est-ce l’appel à la mère qui jaillit le premier de l’instinct filial… Non, la sainte Vierge Marie ne sera jamais cachée pour moi, car je l’aime trop » (citation de Thérèse de l’E.J )  (Pages 894-895)

        « La maternité de la sainte Vierge s’exerce dans le domaine de la transmission de la grâce. Elle est Mère, Mère du Christ, Mère du Christ total, Elle est co-rédemptrice… Elle est immaculée, toute sainte, toute belle ; Dieu ne lui refuse rien. Elle est la reine assise à sa droite à laquelle Il ne peut rien refuser. Puissance d’intercession extraordinaire qui lui permet de faire jaillir de Dieu la grâce, comme Elle veut, à cause de sa  sainteté, parce qu’elle est la plus belle des créatures, un prodige dans le ciel. La Vierge ne produit pas la grâce, Mais Elle l’a fait jaillir du sein de Dieu »  ( 1er Mars 1964. Notes )

Résonance.

« Marie, ‘’Reine et Beauté du Carmel’’ réalise la plénitude de l’esprit carmélitain. Elle est pure référence à Dieu. Elle a engagé toute sa vie dans la foi et coopéré ainsi au salut du monde.

 « Nous aimons contempler la Vierge de l’Annonciation, servante et pauvre L’Esprit accomplit en Marie de grandes choses et la remplit de joie. Sa vie silencieuse est une longue méditation de la loi du Seigneur. Ce silence crée en Elle des capacités d’accueil, d’accomplissement du dessein de Dieu…

(Congrégation des Sœurs de Notre Dame du Mont Carmel – Règle de vie n°1. 17 p.23)

Prière.

Ô Vierge Marie, aidez-nous à assurer à l’Esprit Saint la fidélité qu’Il attend de nous.
Fortifiez notre foi, si faible parfois, qui doit traverser l’obscurité, passer au-delà de toutes les angoisses, pour aller à Dieu et croire en Lui.
Aidez-nous aussi à Lui donner la fidélité de l’amour dans toute notre vie, notre vie quotidienne et notre vie à venir.
Aidez-nous à Lui dire : « Je Vous donne déjà tout l’amour, toute la fidélité d’amour que Vous attendez de moi. Maintenant et dans l’avenir, demain, dans dix ans, dans vingt ans, jusqu’au dernier soupir, que je tienne cette fidélité d’amour  Amen.  
(P. Marie Eugène )

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