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Quand la beauté  t’habite,
Comment l’assumes-tu ?
L’arbre assume le printemps
Et la mer le couchant,
Toi, comment tu assumes ?
La beauté qui te hante ?

Toi qu’habite la beauté,
Tu aspires à une autre
Plus vaste que le printemps,
Plus vive que le couchant,
– déchirante, déchirée –
Qui pourrait t’assumer
Hormis l’éternel désirant?

(François Cheng)