Prier avec frère Laurent de la Résurrection

 Frère Laurent de la Résurrection

      16 laurentFrère Laurent de la Résurrection. Il est né en 1614 en Lorraine. Après une brève carrière militaire, il s’engage à 26 ans comme frère convers chez les Carmes Déchaux de la rue Vaugirard à Paris. Pendant 15 ans il sera le frère cuisinier de la communauté, puis le frère savetier. Des emplois humbles qui n’empêchent pas un grand rayonnement. A tous il propose de vivre en présence de Dieu, à nous aussi !

      Choisir la voie du Carmel, c’est entendre avec force cette phrase du prophète Elie : «Il est vivant le Seigneur devant qui je me tiens» (Livre des Rois 17). Frère Laurent l’a faite sienne :

      “Regarder toujours Dieu et sa gloire en tout ce que nous faisons, ce que nous disons et entreprenons. Que la fin que nous prétendons soit d’être les plus parfaits adorateurs de Dieu. (Maxime n°2)

      Adorer Dieu en vérité, c’est le reconnaître pour ce qu’il est et nous reconnaître pour ce que nous sommes.” (Maxime n°13)

       Le but étant fixé, Frère Laurent nous propose une “méthode” pour “regarder toujours Dieu” et “l’adorer en vérité” :

      “La pratique la plus sainte, la plus commune et la plus nécessaire en la vie spirituelle est la présence de Dieu : c’est de se plaire et s’accoutumer en sa divine compagnie. (Maxime n°6)

      La présence de Dieu est une application de notre esprit à Dieu ou un souvenir de Dieu présent. (Maxime n°20)

      La présence de Dieu est donc la vie et la nourriture de l’âme, qui se peut acquérir avec la grâce du Seigneur. (Maxime n°25)

     Cette présence de Dieu est “conversation”, elle se fait avec Dieu au fond et au centre de l’âme.” (Maxime n°23)

       Pour vivre, pour “s’accoutumer” à cette présence Frère Laurent nous donne quelques moyens :

      “Le premier moyen est une grande pureté de vie (Max. n°27)

      Le second, une grande fidélité à la pratique de cette présence et au regard intérieur de Dieu en soi, qui se doit toujours faire doucement, humblement et amoureusement, sans se laisser aller à aucun trouble ou inquiétude. (Max. n°28)

      Une petite élévation du cœur suffit. Un petit souvenir de Dieu, une adoration intérieure, quoique en courant et l’épée à la main, sont des prières qui, pour courtes qu’elles soient, sont cependant très agréables à Dieu. S’accoutumer peu à peu à ce petit mais saint exercice; personne n’en voit rien, il n’est rien de plus facile que de réitérer souvent pendant la journée ces petites adorations intérieures.  (Lettre n°6)

      C’est grandement se tromper de croire que le temps de l’oraison doit être différent de l’autre : nous sommes aussi étroitement obligés d’être unis à Dieu par l’action, dans le temps de l’action, que par l’oraison dans son temps. (4ème entretien)

      A l’oraison, tenez-vous devant Dieu comme un pauvre muet et paralytique à la porte d’un riche. Occupez-vous à tenir votre esprit en la présence du Seigneur. S’il s’égare et s’en retire quelque fois, ne vous en inquiétez pas. (Lettre n°7)

      Il faut connaître avant que d’aimer : pour connaître Dieu, il faut souvent penser à lui. Et quand nous l’aimerons, nous y penserons aussi fort souvent, car notre cœur est où est notre trésor ! Pensez-y souvent et pensez-y bien ! (Lettre n°8)

      Il faut faire toutes nos activités avec poids et mesure, sans impétuosité, ni précipitation. Il faut travailler doucement, tranquillement et amoureusement avec Dieu. (Max. n°8)

      Il ne sera pas hors de propos, pour ceux qui commencent cette pratique, de former intérieurement quelque peu de paroles, comme : «Mon Dieu, je suis tout à vous» ; «Dieu d’amour, je vous aime de tout mon cœur» ; «Seigneur, faites-moi selon votre cœur», ou quelques autres paroles que l’amour produit sur-le-champ.” (Max. n° 30)

Prière

Frère Laurent ne nous a pas laissé de prières… pourquoi ne pas faire nôtre ces paroles du psaume 15 et les “ruminer” jour après jour :

Garde-moi, mon Dieu :
j’ai fait de toi mon refuge.
Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.
Mon cœur exulte, mon âme est en fête. 

Orientation de vie

      “Je ne vous appelle plus serviteurs, je vous appelle amis parce que tout ce que j’ai entendu auprès de mon Père, je vous l’ai fait connaître.” (Evangile de Jean 15,15)
      Dieu nous appelle ses amis, vivons à chaque instant avec Lui comme avec un ami.

 

 

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