La nativité de Jean Baptiste: Lc 1; 57-66

Parole de Dieu au Carmel

La nativité de Jean Baptiste

Dimanche 24 juin 2007
Nativité de Jean Baptiste

 

Evangile de Jésus-Christ selon St. Luc 1,57-66

Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père. Mais sa mère déclara : “Non, il s’appellera Jean.” On lui répondit : “Personne dans ta famille ne porte ce nom-là !” On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : “Son nom est Jean.” Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : “Que sera donc cet enfant ?” En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il devait être manifesté à Israël.

 

Lecture biblique

1. Je prie l’Esprit Saint

Viens Esprit Saint en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de lumière ; lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tes fidèles.

2. Je relis ce récit de St Luc pour entendre des points de résonances.

3. J’accueille une explication :

Les deux plus anciens prophètes Jérémie et Isaïe ouvraient la voie à celui qui devait préparer immédiatement la venue de Jésus, comme le rapporte Saint Paul (Act 13,22-26). L’Evangile qui relate la naissance de Jean, laisse deviner l’austère formation à laquelle le Seigneur voulut le soumettre, en le faisant vivre au désert  » jusqu’au jour où il devait être manifesté à Israël. Sa mission est d’être l’Envoyé de Dieu, le témoin de la lumière, celui qui a prophétisé le Christ et l’a montré aux hommes.

4. Je cherche le sens pour moi, aujourd’hui.

En célébrant la solennité du Précurseur, nous devons être attentifs à reconnaître nous mêmes le Christ, le Soleil levant qui vient nous visiter dans l’Eucharistie, et à nous dévouer à son service avec l’ardeur et le désintéressement de Celui dont Jésus a dit :  » Jean était une lampe qui brûle et qui luit.

5. Je prie le Seigneur.

Nous chantons les merveilles que tu as accomplies pour le plus grand des enfants des hommes, Jean Baptiste, le Précurseur : avant même de naître, il tressaillit d’allégresse à l’approche du Sauveur; en venant au monde il apportait une grande joie; il fut, de tous les prophètes, celui qui désigna le Messie, l’Agneau de Dieu; Dans les eaux qui devaient en être sanctifiées, il baptisa l’auteur du baptême; enfin, il rendit au Christ le plus beau témoignage, le témoignage du martyre.

6. Je m’engage

Être précurseur de Jésus dans la vie de ceux qui m’entourent, c’est les mettre en condition pour qu’ils accueillent la venue de Dieu dans leur vie. Cela me demande de me préparer par des temps de prière de contemplation, de rencontre avec Jésus. Cela m’appelle aussi à oser parler de Lui.

 

Eclairage carmélitain

Élisabeth de la Trinité

Ciel dans la foi 38
Si tu savais le don de Dieu, disait un soir le Christ à la Samaritaine. Mais quel est-il, ce don de Dieu, si ce n’est Lui-même? Et, nous dit le disciple bien-aimé: Il est venu chez Lui et les siens ne l’ont pas reçu 2. Saint Jean-Baptiste pourrait dire encore à bien des âmes cette parole de reproche:  » Il y en a un, au milieu de vous,  » en vous « , que vous ne connaissez pas

Lettre 220
à Madame Angles « Sanctifiez le Seigneur dans votre cœur  » Pour cela il faut réaliser cette autre parole de saint Jean Baptiste: « Il faut qu’Il croisse, et que je diminue 3. » Chère Madame, en cette nouvelle année que Dieu nous donne pour nous sanctifier et nous unir davantage à Lui, faisons-le grandir en nos âmes, gardons-le seul et séparé 4; qu’il soit vraiment Roi. Et nous, disparaissons, oublions-nous, soyons seulement la « louange de sa gloire…

 

Edith Stein Source Cachée 259
Tandis que le voyant de Patmos contemplait cette vision, un souvenir demeurait encore bien vivant en lui: celui du jour inoubliable où, au bord du Jourdain, Jean le Baptiste avait désigné Jésus comme « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29). Il avait alors compris cette parole, et il comprenait maintenant cette image. Celui qui marchait autrefois sur les bords du Jourdain et qui s’était maintenant montré à lui en vêtement blanc, avec des yeux de flamme et avec l’épée du juge, Lui, « le Premier et le Dernier » (Ap 1, 17), il avait accompli en vérité tout ce qu’esquissaient en figures les rites de l’ancienne alliance. Lorsque au jour le plus saint et le plus solennel de l’année, le grand-prêtre pénétrait dans le Saint des Saints, le lieu terriblement saint de la Présence divine, il avait pris auparavant deux boucs d’au milieu du peuple: l’un pour le charger des péchés du peuple afin qu’il les emporte au désert, l’autre pour asperger de son sang la tente et l’arche d’alliance (Lv 16). C’était le sacrifice pour le péché offert pour le peuple. Pour lui-même et pour sa maison il devait de plus offrir un jeune taureau comme sacrifice pour le péché, et un bélier pour l’holocauste. Avec le sang du taureau, il devait aussi asperger le propitiatoire. Et lorsque, caché à tout regard humain, il avait prié pour lui, pour sa maison et pour tout le peuple d’Israël, il sortait au-devant de tout le peuple en attente, aspergeait aussi l’autel extérieur pour enlever ses propres péchés et ceux de tout le peuple. Il envoyait ensuite le bouc vivant dans le désert, il sacrifiait un holocauste pour lui et pour tout le peuple et faisait brûler les restes de la victime d’expiation devant le camp (et plus tard devant les portes). C’était un jour solennel et saint que le jour de la Réconciliation. Le peuple restait dans le lieu saint, persévérant dans le jeûne et la prière. Et lorsque le soir tout était accompli, la paix et la joie régnaient dans les cœurs car Dieu avait ôté le poids du péché et fait don de sa grâce.

 

Eclairage biblique

Actes 13, 24 à 26 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l’adresse de tout le peuple d’Israël un baptême de repentance. Au moment de terminer sa course, Jean disait: Celui que vous croyez que je suis, je ne le suis pas; mais voici venir après moi celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale. « Frères, vous les enfants de la race d’Abraham et vous ici présents qui craignez Dieu, c’est à vous que ce message de salut a été envoyé.

 

Luc 1, 3 à 11 : Et il vint dans toute la région du Jourdain, proclamant un baptême de repentir pour la rémission des péchés, comme il est écrit au livre des paroles d’Isaïe le prophète: Voix de celui qui crie dans le désert: Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers; tout ravin sera comblé, et toute montagne ou colline sera abaissée; les passages tortueux deviendront droits et les chemins raboteux seront nivelés. Et toute chair verra le salut de Dieu. Il disait donc aux foules qui s’en venaient se faire baptiser par lui: « Engeance de vipères, qui vous a suggéré d’échapper à la Colère prochaine? Produisez donc des fruits dignes du repentir… »Et les foules l’interrogeaient, en disant: « Que nous faut-il donc faire? » Il leur répondait: « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a pas, et que celui qui a de quoi manger fasse de même. »

 

 

 

 

 

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