Élisabeth et Marie

Élisabeth et Marie

 

Pour Élisabeth, Marie, la mère de Celui qui a dit “Je suis la lumière du monde”, est en même temps le plus beau miroir de la Trinité et le meilleur portrait du chrétien.

“Après Jésus-Christ, sans doute à la distance qu’il y a de l’Infini au fini, il est une créature qui fut aussi la grande louange de gloire de la très sainte Trinité. Elle répondit pleinement à l’élection divine, dont parle l’Apôtre : elle fut toujours  “pure, immaculée, irrépréhensible” aux yeux du Dieu trois fois saint. Son âme est si simple. Elle semble reproduire sur la terre cette vie qui est celle de l’Etre divin, l’Etre simple.” Dernière Retraite n° 40

“Si tu savais le don de Dieu…” Il est une créature qui connut ce don de Dieu, une créature qui n’en perdit pas une parcelle, une créature qui fut si pure, si lumineuse, qu’elle semble être la Lumière elle-même : “Miroir de Justice ». Une créature dont la vie fut si simple, si perdue en Dieu que l’on ne peut presque rien en dire. “Virgo fidelis” : c’est la Vierge Fidèle, “celle qui se tenait si petite, si recueillie en face de Dieu, dans le secret du temple, qu’elle attirait les complaisances de la Trinité sainte. Le Père se penchant vers cette créature si belle, si ignorante de sa beauté, voulut qu’elle soit la Mère dans le temps de Celui dont il est le Père dans l’éternité. Le ciel dans la foi” n° 39

 

Grande orante et modèle des priants, Marie est aussi modèle de simplicité et d’humilité.

“Plus qu’une autre sainte, elle me semble imitable, sa vie était si simple; rien qu’à la regarder, je me sens apaisée.” Souvenirs n° 138

“Elle fut si vraie en son humilité, parce qu’elle fut toujours oublieuse, ignorante, délivrée d’elle même.” Dernière retraite n° 40

“Il me semble que l’attitude de la Vierge durant les mois qui s’écoulèrent entre l’Annonciation et la Nativité est le modèle des âmes intérieures, des êtres que Dieu a choisis pour vivre au-dedans, au fond de l’abîme sans fond. Dans quelle paix, dans quel recueillement Marie se rendait et se prêtait à toutes choses! Comme celles qui étaient les plus banales étaient divinisées par elle!” Le ciel dans la foi n° 40

“Quand je lis en l’Evangile “que Marie parcourut en toute diligence les montagnes de Judée” pour aller remplir son office de charité près de sa cousine Elisabeth, je la vois si belle, si calme, si majestueuse, si recueillie au-dedans avec le Verbe de Dieu.” Dernière retraite n° 40

 

Elisabeth éprouve un grand amour filial pour Marie.

“Il est un cœur de Mère en lequel vous pouvez aller vous blottir, c’est celui de la Vierge. Il a connu tous les brisements, tous les déchirements, et il restait toujours si calme, si fort, car toujours il restait appuyé à celui de son Christ!” Lettre 134

“Cette Mère de grâce va former mon âme afin que sa petite enfant soit une image vivante, “saisissante”, de son premier-né, le Fils de l’Eternel, Celui-là qui fut la parfaite louange de gloire de son Père.”  Dernière retraite n° 2

“J’ai un mouvement très fort vers celle qui est ma Mère, je l’ai établie Reine et Gardienne de mon ciel, et du tien.” Lettre 298

Prière

Mère du Verbe, oh dis-moi ton mystère.
Depuis l’instant de l’Incarnation,
Dis-moi comment tu passas sur la terre
Ensevelie en l’adoration.
Portant en toi “le don de Dieu”.
Sous la divine étreinte O
h, garde moi toujours,
Que je porte l’empreinte
De ce Dieu tout Amour.
Poésie n 88

 

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