La musique

Élisabeth et la Musique

 

Très jeune Élisabeth a fait preuve d’un réel talent musical. “A Dijon, des concerts d’enfants avaient été organisés pour l’émulation des jeunes musiciens. On admirait entre tous le jeu brillant et expressif d’Élisabeth alors que ses huit ans lui permettaient à peine d’atteindre la pédale…On s’étonnait de sa sûreté d’exécution. Ce talent devait lui procurer de vraies joies car elle avait l’âme pleine d’harmonies.” ( Souvenirs, p.7 )

Le journal local se fait l’écho de son succès au concours du Conservatoire où, à 13 ans, elle remporte le premier prix de piano. “ Mademoiselle Catez, 1er prix de piano, a soulevé d’unanimes applaudissements après le «Capriccio» brillant de «Mendelssohn»… Cette jeune enfant à peine âgée de 13 ans est déjà une pianiste distinguée possédant d’excellents doigts, une belle sonorité et un véritable sentiment musical. Un premier début comme celui – ci permet de fonder de belles et grandes espérances sur cette enfant.” (Le Progrès de la Côte d’or, 8 août 1893)

Dans les lettres qu’elle envoie pendant les grandes vacances, elle fait part de sa joie de rencontrer des amies, de jouer au tennis mais surtout de partager avec elles sa passion pour la musique. “Nous faisions d’interminables parties de croquet, de bonnes promenades, puis je faisais souvent de la musique .” (Lettre 6, 20 septembre 1893 à Alice Chervau)

 

“ Ici, à Limoux, je fais beaucoup de musique; mon amie a un excellent piano à queue qui fait mes délices; il a des sons superbes et j’y passerais des heures…” (Lettre 11 , 1896 à A. Chervau) …

“ Sa fille ( Madame de Saint-Michel ) est charmante, très bonne musicienne ; nous ne quittions pas le piano et les magasins de musique de Tarbes ne pouvaient suffire à nous donner du déchiffrage..” (Lettre 14, 1898)

 

Aussi la musique, et tout particulièrement la lyre, est-elle , sous sa plume, une image pour évoquer sa relation d’amour et de louange avec les Trois. …“ Une louange de gloire c’est une âme de silence qui se tient comme une lyre sous la touche mystérieuse de l’Esprit-Saint afin qu’il en fasse sortir des harmonies divines; elle sait que la souffrance est une corde qui produit des sons plus beaux encore, aussi elle aime la voir à son instrument afin de remuer plus délicieusement le Cœur de son Dieu.” (Ciel dans la Foi 43)

“ Une âme qui discute avec son “ moi ”, qui s’occupe de ses sensibilités, qui poursuit une pensée inutile, un désir quelconque, cette âme disperse ses forces, elle n’est pas tout ordonnée à Dieu, sa lyre ne vibre pas à l’unisson, et le Maître , quand il la touche, ne peut en faire sortir des harmonies divines; il y a encore trop d’humain, c’est une dissonance…et au lieu de poursuivre sa louange à travers toutes choses dans la simplicité, il faut qu’elle réunisse sans cesse les cordes de son instrument qui sont un peu perdues de tous côtés ”. (Dernière retraite, 3)

“ Les fidèles, les vrais, dont la robe est teintée du sang de leur immolation continuelle, sont comme autant de cordes qui vibrent et chantent le Cantique nouveau.” (Dernière retraite, 15)

“ Il me semble que le Cantique nouveau qui peut le plus charmer et captiver mon Dieu est celui d’une âme dépouillée, délivrée d’elle – même, en laquelle Il peut refléter tout ce qu’il est et faire tout ce qu’il veut . Cette âme se tient sous sa touche comme une lyre et tous ses dons sont comme autant de cordes qui vibrent pour chanter de jour et de nuit la louange de sa gloire.” (Dernière retraite, 35)

“ C’est Laudem gloriae qui vient chanter tout près de votre âme à la veille de votre fête. Sur sa lyre c’est toujours l’hymne du silence : n’est – ce pas le plus beau des cantiques, celui qui se chante au sein des Trois ?” (Lettre 306, 14 août 1906)

 

Sa sœur Marguerite et son beau-frère étaient venus un soir s’exercer à la chapelle. Élisabeth remarqua avec quelle douceur sa sœur accompagnait au piano son mari violoniste et cherchait à le faire ressortir, disparaissant elle-même en quelque sorte. “ C’est ainsi, dit – elle, que je dois être un instrument dont le divin Maître puisse tirer les sons qu’il préfère, secondant simplement son action par la coopération à sa grâce; je dois m’effacer pour Lui donner toute gloire. ”(Souvenirs, p.242)

 

Prière

Oh que je sois ton écoutante
Toujours apaisée en ma Foi,
A travers tout ton adorante,
Celle qui ne vit que de Toi.
Sous ta grande lumière
O Verbe, nuit et jour,
Que je sois tout entière
La proie de ton amour.
( Poésie )

 

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