Thérèse d’Avila (2) et l’espérance

Thérèse d’Avila (2)

NOTRE PERE QUI ES AUX CIEUX

“Considérez maintenant ce que dit le Christ, votre Maître : ‘ Qui es aux cieux. ’ Pensez-vous que peu nous importe de savoir ce qu’est le ciel et où nous devons chercher notre Père céleste ? Non, il faut tâcher de le comprendre par l’expérience. Le ciel, c’est là où est Dieu.

Or, Saint Augustin, après avoir cherché Dieu en beaucoup d’endroits, le trouva au-dedans de lui-même. Pour une âme qui se distrait facilement il est capital de comprendre cette vérité, de voir qu’elle n’a pas besoin de monter au Ciel pour parler à son Père éternel. Si bas qu’elle parle, Il est si près de nous qu’Il entend. Elle n’a pas non plus besoin de s’envoler pour aller le chercher. Il lui suffit de se mettre en solitude pour le regarder au-dedans d’elle-même. Avec humilité qu’elle lui parle comme à un père, qu’elle lui expose ses peines, qu’elle lui demande d’y remédier.”

 

QUE TON NOM SOIT SANCTIFIE, QUE TON REGNE VIENNE

“Jésus nous demande de dire ces mots qui sollicitent la venue en nous du Royaume. Il a vu que nous ne pouvions ni sanctifier, ni louer, ni glorifier ce saint Nom du Père éternel, car notre petitesse nous empêche de le faire comme il se doit, à moins que le Seigneur ne fasse le nécessaire en nous donnant son Royaume ici-bas. Aussi Jésus a-t-il mis ces deux demandes côte à côte.

Il veut d’abord nous faire comprendre ce que nous demandons par ce Royaume. Il me semble que le Royaume du ciel c’est, entre autre, le calme et la gloire en nous mêmes, la joie de la joie de tous, une paix perpétuelle et une grande satisfaction intérieure de voir que tout le monde sanctifie et loue le Seigneur. Tous bénissent son Nom sans que nul ne L ‘offense. Tout le monde L’aime, et l’âme elle-même ne sait que L’aimer car elle Le connaît. C’est ainsi que nous L’aimerions ici-bas, quoique moins parfaitement et moins spontanément que si nous Le connaissions.

Faudrait-il être dès à présent des anges pour adresser à Dieu cette demande et bien prier ?

Notre Maître qui nous ordonne de présenter une si haute requête ne nous dit certainement pas de demander l’impossible. Même Si nous sommes encore en exil nous pouvons donc obtenir le Royaume, avec la grâce de Dieu, toutefois moins parfaitement que ceux qui ne sont plus de cette terre ; oui, nous sommes encore en chemin. Mais il est des moments où le Seigneur, nous voyant fatigués du voyage, nous accorde le repos et la quiétude de l’âme, et, comme par signe, un clair avant-goût de ce qu’Il donne à ceux qu’Il emmène dans son Royaume.” Chem. 30, 4.5.6

“Le Seigneur commence alors à nous faire comprendre qu’Il entend notre demande ; déjà Il nous donne son Royaume ici-bas pour que nous puissions vraiment Le louer, sanctifier son Nom, et contribuer à ce que tout le monde fasse de même.” Chem. 31,1

 

QUE TA VOLONTE SOIT FAITE SUR LA TERRE COMME AU CIEL

“O Seigneur, combien j’aime à penser que Vous n’avez jamais laissé à une volonté aussi faible que la mienne l’accomplissement de la Vôtre. Je serais dans un bel état, Seigneur, s’il dépendait de moi que votre volonté s’accomplisse ou non. Je vous remets aujourd’hui librement la mienne. Ce n’est pas qu’elle soit désintéressée ; car j’ai la preuve, après une longue expérience, de l’avantage que j’ai à soumettre entièrement ma volonté à la Vôtre.

Mes sœurs , on est capable de beaucoup souffrir pour le Seigneur quand on L’aime beaucoup, mais de souffrir peu quand on L’aime peu. Car je pense que nos forces pour porter une croix, lourde ou légère, se mesurent à l’amour. Donc si vous aimez, veillez à ce que les paroles que vous adressez au Seigneur ne soient pas de simple courtoisie. Car si vous ne Lui remettez pas votre volonté tout entière, vous imitez ceux qui font le geste d’offrir un cadeau, prient qu’on l’accepte, mais quand on tend la main pour le prendre, le retirent et le gardent.

Nous ne devons pas nous contenter de promesses, on nous demande des oeuvres

Si nous n’abandonnons pas complètement notre volonté au Seigneur, pour qu’Il agisse en nous conformément à la Sienne, Jamais Il ne nous permettra de boire à la source d’eau vive. Je vous donne un conseil. Avec la simplicité et l’humilité qui viennent à bout de tout, dites : ‘Que ta volonté soit faite.’ ” Chem. 32, 4.7.9.11

 

Prière

Que voulez-vous faire de moi ?
Seigneur, Je suis vôtre, puisque vous m’avez créée,
Vôtre, puisque vous m’avez rachetée,
Vôtre, puisque vous me supportez,
Vôtre, puisque vous m’avez appelée,
Vôtre, puisque vous m’avez attendue,
Vôtre, puisque je ne suis pas perdue.
Qu’attendez-vous de moi ?
Quelle mission me donnez-vous à moi ? Voici mon cœur :
Je le remets entre vos mains.
Voici mon corps, ma vie, mon âme,
Mon amour et ma tendresse …
Puisqu’à vous je me suis consacrée,
Que voulez-vous faire de moi ?

 

Orientation de vie

En union avec tous les lecteurs de Carmel Source de Vie, prions chaque jour, de tout notre cœur, le Notre Père.

 

 

Ce contenu a été publié dans Les saints et l'espérance, avec comme mot(s)-clé(s) , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *